Poèmes mythologiques
Danaïde
Il est des gens, comme des puits,
Qu’inutilement l’on remplit :
Tout l’amour qu’en eux l’on déverse
Ne guérit pas leur sécheresse.
Il est des gens, comme des gants,
Qui retournent les sentiments
Les plus doux, les plus beaux du monde
Pour exposer leur face immonde.
Il est des gens, tels des tyrans,
Qui doivent piétiner les cœurs
Pour se sentir vraiment vivants,
Et des gens, manipulateurs,
Qui imposent leurs exigences
Sous le masque de l’innocence.
Même le chien le plus fidèle,
Maltraité, un jour se rebelle ;
Mais l’être humain, dégénéré,
Rampe dans l’espoir d’être aimé.
Pour ma soeur
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Poésie mythologique
Faut-il mourir pour oublier ?
Quel sot conteur fit donc couler
Dans l’autre monde le Léthé ?
Est-il parmi vous un Orphée
Qui de mon cœur aurait pitié
Et voudrait s’en aller chercher
De l’Eau d’Oubli pour l’y verser ?
Qui traversera l’Achéron
Et pour moi bravera Charon
Avant que mon cœur ne s’étiole,
Que mon dernier souffle à Éole
S’en retourne ? Faut-il mourir
Si l’on veut cesser de souffrir
Le mal de n’être pas aimé ?
Me laisseras-tu m’éloigner
Sans tenter de me détromper ?
Pour PJ
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Astrologie
Le cours du ciel s’est inversé,
La voie lactée coule à rebours :
La vierge perverse a dompté
Le scorpion éperdu d’amour.
Retournant contre lui son dard,
La belle a transpercé la bête :
La tendresse que l’on rejette
Blesse plus profond qu’un poignard.
Et dans le miroir de la nuit
La vierge-narcisse s’admire
Tandis que le scorpion expire
Empoisonné par son désir.
Et les astres à l’infini
Tracent les destins à venir…
Pour ma soeur
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